En laotien, Sabay Dii signifie "bonjour", "salut", "ça va"...
Dans la pratique, cette expression est utilisée chaque fois qu'on est heureux de rencontrer quelqu'un.
Pas étonnant que j'ai baptisé mon bateau "Sabay Dii", non ?
Décidément, ce mois d'avril n'est pas de tout repos dans le Sud de la Mer Égée !
La carte météo ci-dessous donne un avant-goût de ce qui va nous tomber dessus dimanche.
Sur la zone des environs de Rhodes, vent d'Est entre 35 et 45 nœuds avec des rafales autour de 55 nœuds. C'est à la limite entre le gros coup de vent et la tempête
Entre force 9 et 10 ! Vaut mieux rester planqué.
Et mardi, nouveau très mauvais temps, mais d'Ouest cette fois.
Vous l'aurez deviné, je vais resté encore plus longtemps que prévu dans la marina de Kaş, et vais même peut-être changer mes plans en ne tentant pas la traversée de Kastellorizo à Rhodes en cette saison. En effet, à vol d'oiseau, il y a 70 milles nautiques, ce qui peut en faire plus de 100 en tirant des bords, ce qui fait pas loin de 24 heures de navigation. Or, en ce moment, les coups de vent apparaissent sans prévenir et la météo n'est vraiment pas fiable.
Risquer de prendre 50 nœuds avec la mer dure que cela lève en Méditerranée, et à 50 milles de la côte la plus proche est pure folie. Donc je pense remonter vers Marmaris en longeant la côte quand le mauvais temps sera passé, et puis passer de Marmaris à Rhodes directement, car il n'y a que 25 milles entre les deux, avec un vent dominant bien orienté, soit 4 à 5 heures de navigation.
A peine cette croisière démarre-t-elle qu'il faut déjà revoir le calendrier, faire des réparations, et surtout se mettre à l'abri. Quelques explications qui vont refroidir ceux qui croient que la croisière est une sinécure.
Comme prévu, je suis parti dimanche matin de Finike, accompagné des vœux de bon voyage de quelques bons camarades de quai.
Mr & Mme Oka, un couple de navigateurs turcs sympas, serviables et toujours souriants.
Pour ce départ, j'avais la chance d'une prévision météo très favorable, confirmée dès la première heure par le ciel d'un bleu pâle prometteur, un soleil chaud dès son lever, et un air calme. Alors que j'aurais aimé larguer les amarres dès 9 h, j'ai du attendre une heure de plus car, avec ma manie de puriste qui a horreur de naviguer au moteur, il me fallait attendre d'avoir quand même un léger frémissement de brise pour pouvoir avancer.
Mon copain Tony, navigateur solitaire et bon vivant anglais est aux amarres.
La journée va se dérouler parfaitement. C'est à Polemos Bükü, un mouillage que je connais bien au bout de la
rade de Kekova, que je jette l'ancre, vers 17 h, après 30 miles
nautiques de route (c'est bien plus que la distance entre les deux
points, car il m'a fallu tirer des bord contre le vent).
J'avais initialement prévu de m’arrêter à Andraki, mais comme dans l'après-midi le vent a forci, j'ai décidé d'en profiter pour aller plus loin, et diminuer ainsi la longueur de l'étape suivante.
Un repas léger (cuisse de poulet et olives) puis tisane, et au lit. Nuit calme.
Pourtant, vers 5 heures et demi, je me réveille avec la désagréable impression que le temps change.
La rade de Kekova vue depuis le mouillage de Polemos Bükü.
Effectivement, en mettant le nez dehors, je constate la présence dans le ciel, côté Nord, de quelques nuages qui ne me disent rien de bon.
Ce nuage lenticulaire a des "mèches", ce qui signifie un vent très fort en altitude.
Comme la météo n'annonce rien de bien méchant, je ne m'en inquiète pas outre mesure, mais décide néanmoins de ne pas traîner. Et à 6 heures, Sabay Dii est sorti de la rade de Kekova.
En route vers la sortie de la rade, grand largue sous génois seul (je hisserai la grand-voile dehors). On voit la passe à droite.
Direction plein Ouest vers la prochaine destination, la marina de Kaş où j'ai réservé deux nuitées. Finalement le temps est clair malgré ces quelques nuages qui m'ont chagriné au réveil, et tout marche pour le mieux.
Mais vers 8 heures, une houle apparaît, venant de l'Ouest, ce qui n'est jamais bon signe, car la houle est toujours annonciatrice du vent fort qui lui a donné naissance, et comme ces ondes dans l'eau se propagent plus vite que ne se déplace une dépression, cela veut dire qu'après la houle arrive le coup de vent. Heureusement, comme d'une part j'ai réduit la distance à parcourir grâce à la rallonge de la veille et que d'autre part, je suis parti tôt, je ne suis plus loin de Kaş : une heure de navigation tout au plus. Mais cette zone de navigation est compliquée par la présence de nombreux îlots et récifs, par de forts courants, et par la frontière maritime entre la Turquie et la Grèce qu'il faut impérativement respecter, car on se trouve du côté de Kastelorizo, qui est une zone de tension du fait de la volonté des turcs de récupérer cette île qui faisait partie de l'Empire Ottoman.
La frontière entre Kastelorizo et la Turquie
Courants, îlots, récifs en plus de la frontière
Alors que j'approche de l'îlot turc Sarada (ou Sariot Adasi), le vent forcit brutalement. Je remplace le génois par la trinquette pour diminuer la surface de voilure à l'avant du bateau. Mais comme la mer commence à se former, je choisis de me diriger vers l'île grecque de Strongyli car le passage est plus large qu'entre Sarada et le continent. En effet, pour des raisons de sécurité, il ne faut pas passer dans une zone dangereuse lorsque le vent pousse à la côte, or en l'occurrence, il vient de l'Ouest.
Cette option sera la bonne, car en quelques minutes, c'est un vent de folie qui souffle. J'ai juste le temps de mettre le premier ris qu'il faut mettre le second. Comme on approche les 35 nœuds (force 7), je décide d'affaler carrément la grand voile avant de passer entre les îlots et récifs qui parsèment la zone Est de Kastelorizo. Mais pour affaler une grand voile, il est impératif de se mettre face au vent, même s'il est très fort, et pour cela on se sert du moteur pour maintenir la position. Alors que je fais ma manœuvre, le bateau dérape d'un seul coup, comme si je venais de perdre l'hélice : il tourne comme une horloge mais sans propulsion.
Comme c'est souvent le cas, les incidents s'enchaînent : le bateau se met en travers du vent et des vagues, la voile prise de travers dans la tempête arrache les suspentes du lazzy bag qui se vide de sa voile dans le cockpit et une des suspentes vient se coincer dans une poulie de la trinquette. Rien ne va plus !
Dans un boucan infernal de voiles et de cordages qui claquent de toute part, dans les paquets de mer qui volent au dessus du pont, avec les sauts du bateau qui décolle à chaque vague, il me faut faire face simultanément à une multitude de tâches : maintenir le bateau dans la bonne direction, sans qu'il offre son flanc aux vagues, faire du rangement en fagotant la grand voile qui menace de partir à la mer, et sans me blesser avec les écoutes qui volent de tout côté, aller faire l'acrobate pour décoincer la poulie de trinquette qui avec tous ces évènements est devenue mon seul moyen de propulsion.Heureusement que je suis venu là car j'ai de l'eau sous mon vent, et peux faire ce que j'ai à faire sans frôler la catastrophe.
Reste à faire le choix de la stratégie : mettre à la fuite et repartir pour Kekova contre le courant, ou profiter de ce courant qui va me pousser entre les récifs avec, je l'espère, un peu moins de vent lorsque je passerai à l'Est de Kastelorizo. Après avoir bien examiné la trajectoire du bateau depuis que tout va mal, je choisis la deuxième option, quitte à franchir la frontière, alors que deux bateaux de la marine grecque sont sur zone. Pour avoir leur clémence, je signale par radio ma situation, en m'excusant de devoir couper la ligne à plusieurs fois pour rejoindre la rade de Kaş, seule zone où je peux trouver un abri. Comme prévu, pas de réponse, ce qui est normal pour un bateau militaire.
Il va me falloir plus d'une heure pour faire le petit mille qui se trouve dans la zone la plus dangereuse, mais en restant toujours à distance de sécurité des divers dangers.
Une fois cet obstacle majeur franchi, je dois remonter au vent pour rejoindre l'entrée de la rade de Kaş, et là ce n'est pas gagné sous trinquette seule car le vent a encore forci, et il va me falloir tirer des bords dans des claques de folie et de grosses vagues qui commencent à déferler. Maintenant, c'est une question de patience et de calme.
Louvoyage sous trinquette seule dans la tempête (le vent et les vagues arrivent de l'Ouest)
Et effectivement, au bout d'une autre heure, j'arrive à l'embouchure de la rade. Je peux maintenant me mettre vent arrière dans la houle et les vagues et rouler la trinquette pour être à sec de toile. Le bateau sans voile file à plus de 8 nœuds droit vers la marina que j'essaie de contacter depuis le début des évènements mais qui ne répond toujours pas.
Ce n'est que lorsque j'arrive à 300 m des quais que quelqu'un me répond. Ils comprennent la situation pour me prendre en charge, mais le vent est si fort et les vagues si hautes, qu'on ne peut imaginer caser un bateau entre deux voisins. La seule solution est le quai des carburants, mal exposé, mais sans obstacle. Sans moteur je réalise la manœuvre d'abordage et cinq ou six personnes accourent pour récupérer mes amarres et protéger la coque de Sabay Dii qui va dériver vers le quai.
Tout est fini. Pas de gros dégâts mais plein de choses à réviser, notamment ce problème de moteur qui propulse par intermittence. Une semaine ne sera pas de trop, d'autant qu'on annonce une grosse tempête pour le weekend sur Rhodes, où j'avais prévu d'aller après Kaş.
Sabay Dii enfin à l'abri, mais bien secoué quand même (notez l'état des housses de pare-battages refaites à neuf après une demi-heure au quai des carburants).
Ayant séjourné plus ou moins de gré ou de force en Turquie depuis trois ans (en partie à cause du Covid, en partie à cause des incidents diplomatiques entre Grèce et Turquie), j'en connais toute la côte méditerranéenne à l'exception de l'extrême Est, vers la Syrie (peu propice à la croisière) et du Golfe de Körfezi qui mériterait bien deux ou trois mois d'exploration, ainsi que toute la partie Sud de la Mer de Marmara, jusqu'à Istanbul (dont je vous reparlerai très bientôt, faute de l'avoir fait plus tôt).
Bien
que ce séjour ait été très agréable (bassin de navigation extrêmement
intéressant, population d'une gentillesse exceptionnelle, nombreux sites
archéologiques majeurs, vie très bon marché, ...), j'ai envie de passer
du côté grec, pour explorer le Dodécanèse qui, comme son nom
l'indique, est composé de 12 îles formant un chapelet bordant la côte
turque.
Ce n'est donc pas un grand voyage que j'entreprends, mais les petites distances peuvent parfois offrir de belles surprises, et c'est certainement le cas en l'occurrence, car bien que très proches de la Turquie, les îles grecques en diffèrent par leur côté insulaire, mais pas seulement. La culture, l'architecture, le mode de vie (notamment par la religion), la nourriture sont très différents des deux côtés de la frontière. Côté navigation, cela change aussi beaucoup car on ne navigue pas du tout de la même façon entre des îles et le long d'un continent, surtout quand il s'agit d'une zone souvent très ventée.
Le départ est prévu ce dimanche (10 avril 2022) de Finike où Sabay Dii a passé l'hiver. En deux sauts de puce, je serai à Kaş dont je vous ai déjà souvent parlé, et c'est de là que je sortirai de Turquie pour rejoindre Kastelorizo; en Grèce toute voisine. Cela n'empêche pas une foule de formalités délirantes, payantes évidemment, des deux côtés de la ligne virtuelle qui les sépare.
L'échelle permet d'avoir une idée de l'incroyable proximité de Kaş et Kastelorizo
De Kastelorizo, qui est la plus orientale des îles du Dodécanèse, je me dirigerai plein Ouest vers Rhodes qui en est la plus grande. Ce sera l'étape la plus longue de l'année (49 à 50 mn à vol d'oiseau, mais suivant la direction du vent il me faudra peut-être tirer des bords). Un saut de puce, encore, à l'échelle de ce tour du Monde qui n'en finit pas.
Sur cette carte, on voit les 12 îles du Dodécanèse
Rhodes mérite un long séjour, tant cette île à l'histoire incroyablement riche, recèle de petites merveilles (vestiges archéologiques, châteaux des Templiers, forteresse, mais plus le fameux Colosse effondré lors d'un tremblement de terre, et qui impressionnait tous les marins du haut de ses 30 mètres au dessus de la Mer Égée). C'est aussi, de part sa taille, l'île la plus "verte" de cet archipel, avec même une luxuriante vallée des papillons (mon objectif macro est prêt). Mais je vous en parlerai en temps venu.
Après Rhodes, je ferai une lente remontée du Dodécanèse, par petits bonds, d'île en île, suivie d'une navigation plein Nord pour rejoindre l'île de Lesbos où j'ai trouvé une place à l'année dans la marina de Mytilini (Mytilène).
Pour résumer, cette année sera consacrée aux îles grecques du Dodécanèse. La navigation se fera tranquillement du Sud vers le Nord (et donc contre le Meltem, mais tôt dans la saison, ce qui me laisse espérer des vents modérés), et non loin de la côte turque que je connais par cœur. Mais en l'occurrence, même si Sabay Dii voguera sur les mêmes eaux, c'est-à-dire en Mer Égée, la croisière sera bien différente de celles des années précédentes.
Et ce sont toutes ces différences qui font l'intérêt d'un tour du Monde.
Plusieurs mois sans le moindre message sur ce blog. Un vrai scandale !
A moins que le capitaine de Sabay Dii soit ... mort ?
Eh bien non ! Il est bien vivant, en pleine forme, et en plus sur son beau bateau !
Mais depuis quinze jours seulement, et toujours à la marina de Finike, en Turquie.
Deux semaines pendant lesquelles je n'ai pas chômé. Résultat : Sabay Dii est fin prêt pour reprendre la mer, et je vais vous révéler très prochainement le programme inédit de cette saison 2022.
En tout cas, départ dans deux jours (dimanche 10 avril 2022).
Mais avant, je vous dois quelques explications sur ce long silence.
Pour bien le comprendre, il faut aussi bien me comprendre. En effet, même si je n'en ai pas l'air (notamment au travers de ce blog), sachez que quand je suis sur mon bateau, je n'ai plus ni la mentalité, ni les activités d'un terrien (ça, vous le savez), mais en retour, quand je suis à terre pour quelques mois, j'oublie immédiatement et la mer, et mon bateau. Cela peut vous paraître surprenant mais c'est pure vérité.
Et pendant les quelques mois que je viens de passer en France, j'ai fait ... de la maçonnerie, de la peinture, de l'électricité, ..., car je me suis lancé dans un gros chantier de rénovation, celui de mon appartement perpignanais, un logement dans une tour vieille de presque 50 ans, mais surtout un logis qui a été loué pendant des années à des gens souvent peu soigneux, voire incorrects et sans scrupules. Je vous passe les détails sordides, mais sachez que j'ai récupéré mon appartement dans un état lamentable.
Et quand on quitte son bateau joli, bien entretenu pour ne pas dire
choyé, pour retrouver son logement très abimé, eh bien ce n'est pas la
joie. Et un beau jour, on craque, et on se décide à tout refaire. C'est
ce qui m'est arrivé cette année. J'ai tout fait sauter dans la plus
grande partie de l'appartement. Plus de trois mois non stop avec des
journées de boulot souvent supérieures à 13 ou 14 heures. Ni promenades,
ni sorties aux champignons, ni ski ou snowboard. Aucun amusement !
Exemple de petit dégât des eaux
Et que de mauvaises surprises au cours de cette restauration. Par exemple, lorsque j'ai commencé à détapisser, j'ai découvert un nombre incroyable de traces de dégâts des eaux bien camouflées, et même, sur une grande partie de l'appartement, que les tapisseries avaient été collées à la colle néoprène directement sur du béton brut de décoffrage, sans le moindre plâtre. Vous imaginez le travail pour arracher le papier et puis pour refaire tous les enduits. Du coup, alors que ce n'était pas du tout prévu, j'ai du m'improviser plâtrier. Pas évident au départ. Autre mauvaise surprise, l'électricité, complètement folklorique. Un vrai miracle qu'il n'y ait jamais eu un gros court-circuit, ou pire un incendie. Mais là, heureusement j'ai les compétences pour refaire une bonne installation. Seul problème, refaire des saignées dans le béton du sol et dans les murs, pour faire passer les gaines électriques. Encore du travail qui n'était pas prévu. Mais le pire, ce fut le sol de cet appartement. Pour refaire le revêtement, je pensais que ça irait vite, qu'il me suffirait d'enlever le lino, mais il était collé sur des dalles de vinyle, elles-mêmes collées sur un autre revêtement synthétique très dur, avec entre, du papier journal tout pourri. J'ai passé 6 heures pour faire mon premier m² !!!
Mur pourri, sol au niveau du deuxième revêtement, et électricité délirante ! La totale !
Sous les plinthes, de gros espaces remplis de feutre pourri
Voila à quoi cela ressemblait en enlevant la tapisserie (avec des trous innombrables de plusieurs mm)
Il m'a fallu finalement dix fois plus de temps que ce que j'avais initialement imaginé, et comme j'avais prévu de tout finir avant avril pour repartir naviguer, vous pouvez imaginer que je n'ai eu le temps ni de m'amuser, ni de m'occuper de mon blog.
Mais le résultat est là ...
La salle de séjour avec ses beaux murs et son sol tout refaits ! Et un nouveau mobilier pour l'occasion !
et le dernier côté de la salle de séjour !
Une salle de séjour sur le thème de la navigation hauturière, de la voile et de la mer ..., évidemment !
Mais ce que je ne vous ai pas dit, c'est que pour arriver dans cette salle à manger, on doit passer par un couloir qui était dans un état effroyable. Je l'ai donc entièrement refait lui aussi (sol, murs et électricité en partie). Mais je voulais une entrée à mon goût. Alors, j'ai repris mes pinceaux qui dormaient depuis 50 ans, et je me suis lâché. Plafond bleu ciel avec des oiseaux marins qui commencent à le peupler (mais ce n'est pas fini), des poissons suspendus dans les airs, et un mur aquarium (pas encore complètement fini lui non plus).
Imaginez d'abord un ciel bleu pâle (c'est le plafond et le haut des murs), éclairé indirectement par en-bas, et peuplé d'oiseaux marins (frégates, puffins, mouettes, sternes, fous, ...). Voilà à quoi ça ressemble ...
Suspendus aux tuyauteries du chauffage central qui serpentent dans ce couloir, quelques poissons, comme cet espadon voilier de Madagascar, ou ce poisson-panier en fibres végétales ...
mais il y a aussi un poisson porc-épic, et des mâchoires de requin, pour l'ambiance.
Et puis, il y a le mur aquarium, sur lequel j'allais me délasser un peu, après avoir passé plusieurs heures à arracher les sols. Ce mur aquarium débouche sur la salle de séjour.
Après avoir refait les plâtres, place à la décoration.
Depuis ces photos qui datent de la mi-mars, un banc de barracudas est arrivé sur le mur. Manque encore à l'appel, un petit poulpe, une belle carangue bleue, un poisson coffre, ...
Pour des raisons d'intimité et parce que ce blog est en relation avec la mer, je ne vous montrerai pas ici les autres pièces bien restaurées, comme ma chambre (asiatique) ou mon bureau (africain) ou la dernière pièce à la fois chambre d'ami et Bdthèque aux couleurs de l'Amérique latine et que je finirai de décorer l'an prochain, peut-être avec une méga-fresque aztèque, ou avec des mobiles de pyramides mayas ... Qui sait ?
Panneau indicateur, pour ne pas vous perdre chez moi.