Bienvenu sur le site de Sabay Dii

En laotien, Sabay Dii signifie "bonjour", "salut", "ça va"...
Dans la pratique, cette expression est utilisée chaque fois qu'on est heureux de rencontrer quelqu'un.
Pas étonnant que j'ai baptisé mon bateau "Sabay Dii", non ?

mardi 15 mars 2016

Encore la Mer de Tasmanie

En roulant vers le Sud depuis Cap Foulwind, on suit pendant 150 kilomètres une route pittoresque montrant sous son plus beau jour la redoutable Mer de Tasmanie.
Les troncs échouées sur lse rares plages témoignent de la violence des tempêtes




Sur toute cette côte, le marin n'a aucun échappatoire en cas de problème, car le littoral n'est qu'une alternance d'éperons rocheux et de plages de galets exposées aux vagues déferlantes.
Pas le moindre port sur plusieurs centaines de milles.

Cape Foulwind

Les premières images de l'Île Sud de la Nouvelle Zélande que vous avez pu voir et qui présentaient le nord de cette île (régions de Nelson et du Marlborough) montraient des paysages assez communs, mais vous allez voir qu'en descendant, le spectacle va devenir assez impressionnant, et c'est d'ailleurs pour son Grand Sud que Southland est mondialement réputée.
Les routes n'étant pas nombreuses dans ce pays incroyablement accidenté, j'ai choisi de descendre par la côte Ouest (quand c'est possible) et de remonter par la côte Est.
Et qui dit côte Ouest dit ... Mer de Tasmanie, que vous avez déjà vue, lors de la descente de Northland, mais qui en allant vers le Sud, va devenir de moins en moins gentille.
Pour retrouver la Mer de Tasmanie depuis Nelson, il faut partir vers Cape Foulwind, qui n'est pas vraiment sur la route, mais qui vaut un petit crochet.
Comme très souvent dans cette grande île, la route tournicote sans arrêt, pour passer d'une vallée à une autre ou pour suivre un cours d'eau, mais toujours dans de superbes paysages.
Rivière idéale pour aller prendre son bain, mais si difficile à atteindre depuis la route
que ce fut l'occasion de me faire bien mal au genou !
Cape Foulwind signifie le Cap du Vent Fou, et ce joli nom lui a été donné par le Capitaine Cook en personne lors de l'un de ses trois extraordinaires voyages autour du monde et qui passaient tous par la Nouvelle Zélande (de 1770 à 1777). Ce nom de baptême est en effet bien mérité, car le vent et le courant sont très capricieux dans le secteur, ce qu in'est pas pour plaire au marin qui voit d'un côté de gros rochers noirs se dresser devant ce cap,et de l'autre quelques vicieux bancs de sable.
La marin à l’œil exercé repérera  tout de suite les pièges de l'endroit (bancs de sable, récifs affleurants)
Un joli sentier permet de longer la côte sur une très longue distance, et même d'aller voir des colonies de phoques et de lions de mer (pas d'images aujourd'hui, mais vous en verrez bientôt beaucoup sur ce blog). Ce sentier est en hauteur car cette partie de la côte est régulièrement battue par les tempêtes hivernales, mais une piste passe au raz de l'eau ; elle était utilisée autrefois pour transporter le minerai d'or que l'on extrayait un peu partout du sol néo-zélandais.
Le joli sentier (walk way)
et l'ancienne piste
L'arrivée à Cape Foulwind réservait une petite surprise : une concentration d'énormes camping-cars et de gigantesques caravanes. C'était les véhicules des fans de country qui étaient venus de toute l'île pour assister au festival annuel du genre. Moyenne d'âge : 75 ans. Des papys et des mamies sagement assis sur leurs fauteuils de voyage pour écouter quelques chanteurs à la barbe blanche pousser la chansonnette en grattant la guitare. Rien de très entraînant, mais cette atmosphère bon enfant reflétait bien l'esprit et la philosophie néo-zélandais : ne pas se prendre la tête et profiter tranquillement de la vie sans bruit ni révolution.


L'incontournable barbecue néo-zélandais (tout le monde en a un et le plus petit est cinq fois plus gros qu'un barbecue français)
Au menu, incontournables aussi, des saucisses insipides entre deux tranches de pain de mie beurrées.
Eh oui, ici, en Nouvelle Zélande, la convivialité prime sur la gastronomie
La suite du chemin allait confirmer cette tendance lourde, par quelques marchés en pleine campagne, où chacun venait vendre ou acheter une babiole trouvée dans un grenier, ou une peinture naïve faite pendant le très long et très rude hiver, boire une limonade maison, échanger quelques graines ou boutures, et surtout discuter avec les autres habitants de la contrée. Il faut dire qu'ici, la densité de population est l'une des plus faible au monde et les voisins sont tellement éloignés (parfois 50 km) que toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver le dimanche.


Et tout le long de la route, des fleurs semées, un régal !

lundi 14 mars 2016

Les régions de Nelson et du Marlborough

Nous voilà sur Southland, grâce au ferry reliant Wellington à Picton.
Le Nord de cette île est très varié, mais, comme vous allez le voir, les paysages ne "dépayseront" pas trop les français de Métropole, surtout ceux du Midi de la France.

Administrativement mais aussi topologiquement, le nord se partage entre deux régions. Celle qui est la plus à l'est s'appelle le Marlborough et est très réputée pour ... ses vins ! Mais, n'en déplaisent aux kiwis, leurs fameux crus ne sont pas très appréciés des français vivant de ce côté de la planète ou ceux visitant le pays qui, apparemment, n'ont pas les mêmes goûts que les autochtones, et préfèrent les vins de l'Hexagone, et notamment de petits crus, bien meilleur-marchés que la production locale.


Mais ceux qui me connaissent savent que ce problème me passe largement au-dessus de la tête, moi qui, au désespoir de ceux de ma famille qui avaient des vignes, ne me réhydrate qu'au grand cru du Château La Pompe, ce qui m'a parfois valu d'être traité de "barbare inculte".par des ayatollahs de l’œnologie nationale. Mais peu importe, car en circulant dans le Marlborough, j'avais un peu l'impression de revenir sur mon terroir d'origine. A quelques détails près, évidemment.

La viticulture n'est pas le seul atout du Nord de cette grande Île Sud, au climat exceptionnel, car la région à l'ouest du Marlborough a la chance d'avoir des plages magnifiques, avec de l'eau claire et chaude, et bien protégée. C'est la région de Nelson.
Quand la marée se retire, c'est par endroit des kilomètres de sable au grand air. Impressionnant
Le port de Nelson, entièrement creusé
J'aurais bien pris la place du barreur de ce Laser
mais la plage m'allait bien aussi
Et quelle plage !!!





La région de Nelson est réputée pour ses immenses plages qui s'étendent de Golden Bay à Tasman Bay, mais aussi pour le superbe parc national marin d'Abel Tasman (dont voici quelques photos glanées sur Internet), qui est un paradis pour les randonneurs à pied ou en kayak.








vendredi 11 mars 2016

Du Sud au nord pour aller de l'Ile Nord à l'Ile Sud (en ferry)

En voiture, ou plutôt en bateau ! Et à travers le détroit de Cook.
Eh oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, pour aller de Wellington à Picton, c'est-à-dire pour aller de l'Île Nord à l'Île Sud de la Nouvelle Zélande, il faut remonter un peu vers le Nord, tout en allant plein ouest.
Durée du voyage : 3 heures et demie.
A gauche l'île Sud et à droite l'île Nord. Pour aller du Nord au Sud, on va donc vers l'Ouest.
Le voyage en images ...
En attente du ferry (compagnie Bluebridge)
C'est parti. Bye bye Wellington (la voiture est en première ligne)
Temps gris pour le départ


Traversée tranquille du détroit de Cook. LÎle Sud est en vue et apparamment au soleil. Bon présage pour la suite !
Beaucoup de courant pour l'arrivée à l'embouchure du Queen Charlotte Sound, le fjord qui conduit à Picton


Ce ketch à fond au moteur essaie d'étaler le courant pour rentrer dans le fjord
Tout en faisant bien attention à tous les cailloux qui pavent cette entrée
Dans le fjord. Encore plus d'une heure pour arriver à Picton


Picton en vue
Reste plus qu'à débarquer. 
A nous le Sud de la Nouvelle Zélande !