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Bienvenu sur le site de Sabay Dii

En laotien, Sabay Dii signifie "bonjour", "salut", "ça va"...
Dans la pratique, cette expression est utilisée chaque fois qu'on est heureux de rencontrer quelqu'un.
Pas étonnant que j'ai baptisé mon bateau "Sabay Dii", non ?

mardi 14 avril 2015

Sabay Dii est bien préparé à affronter l'hiver austral

La mauvaise saison s'approche à pas feutrés du côté de la Nouvelle-Zélande. L'été s'est bel et bien évanoui, et le froid et l'humidité sont en train de pointer leur nez, annonçant le prochain hiver austral. Au programme des réjouissances, de nombreuses dépressions se succédant à raison d'une par semaine, avec leur cortège de vent fort, vagues destructrices et pluies abondantes. Et entre elles, le froid et l'humidité. Pas folichon ! 
Avec son ciel de plomb, voilà à quoi ressemble une journée sans vent, en ce moment à Opua
Les levers du soleil se ressemblent, sans l'astre solaire, et dans un brouillard à couper au couteau
Sabay Dii n'étant pas équipé pour le froid (pas de chauffage, ni de sérieuse isolation thermique), et son capitaine s'étant "tropicalisé" au cours de ses dernières années de navigation, l'Homme et son bateau ont décidé d'un commun accord de se séparer quelques mois, le premier en profitant pour aller vadrouiller avec son sac à dos, du côté de l'hémisphère Nord pour profiter d'un nouvel été, boréal cette fois, et le second acceptant de patienter dans le mauvais temps, à condition d'être bien préparé à cela.
Et pour "être bien préparé" à affronter l'hiver de Nouvelle Zélande, il faut d'abord être dans un endroit très bien protégé des tempêtes qui séviront régulièrement et méchamment dans cette région du monde que l'on appelle "les quarantièmes rugissants". Pour cela j'ai choisi Opua, qui est certainement le meilleur endroit du pays et où Sabay Dii a déjà séjourné dans de très bonnes conditions lors du passage du dernier cyclone Pam.
Opua se trouve au fond d'un abri naturel, le très long estuaire de la rivière de Kawakawa
L'endroit vu du ciel fait plus penser à un lac de montagne qu'à un port océanique
Comme vous pouvez le constater sur l'image ci-dessus, Sabay Dii n'est pas amarré à l'un des quais de la marina mais à un très solide corps mort (c'est-à-dire un énorme bloc de béton immergé auquel le bateau est attaché par une grosse chaîne). Ce choix est dicté par deux raisons : la première est le coût très intéressant d'un mouillage sur corps mort ;  la deuxième est la plus grande sécurité de ce genre d'amarrage en cas de très très mauvais temps. Cela peut paraître paradoxal à première vue mais semble logique en y regardant de plus près, et est confirmé par l'expérience. Ainsi, il y a moins d'un an (juin 2014), une terrible tempête hivernale s'est abattue sur Opua avec une surcote de plus de trois mètres (niveau de la mer à trois mètres au dessus de son niveau maximal à marée haute). Résultat : les pontons flottants de la marina sont sortis de leurs gonds et sont partis dans tous les sens, avec in fine beaucoup de casse dont trois bateaux coulés. Pendant ce temps, ceux qui se trouvaient sur corps morts s'agitaient dans tous les sens en tirant sur leur grosse chaîne, mais sans le moindre dégât.
Je suis donc très confiant dans ce choix, d'autant que je paye un professionnel du nautisme qui vit sur son bateau, tout près de Sabay Dii, pour aller régulièrement inspecter le bateau et son amarrage au corps mort. Le seul inconvénient de cette option étant que, dans quelques mois, la coque risque d'être recouverte de coquillages, mais il en aurait été de même si Sabay Dii avait séjourné dans la marina, la seule stratégie pour conserver une coque impeccable consistant à sortir le bateau de l'eau pour toute la période, mais cette option est excessivement dispendieuse, ici, en Nouvelle Zélande.
Une fois le bateau bien amarré à son corps mort, il ne restait plus qu'à le dégréer (enlever toutes les voiles, cordages, etc.) et à le bichonner pour le mettre à l'abri des infiltrations d'eau (par la coque évidemment, mais aussi par le pont, car les pluies peuvent être diluviennes) et à l'abri des rayons ultraviolets qui sont terriblement destructeurs des matières plastiques, dans cette partie du monde.
Un petit travail de ... trois grosses semaines à raison de 8 à 10 heures par jour !!!
Et voila ce que cela donne au bout du compte ...

Voila des images de Sabay Dii, prêt à affronter l'hiver austral ...

Premier travail : dégréer le bateau, c'est-à-dire enlever les voiles, les faire sécher parfaitement, puis les plier et enfin les stocker à l'intérieur.
Il faut ensuite faire repasser toutes les drisses à l'intérieur du mat pour ne pas qu'elle soient soumises au rayons UV. Sur la photo ci-contre, le mêt n'a plus que ses câbles en acier et un messager (petit cordage bon marché permettant de récupérer les drisses.

















Les enrouleurs de génois et de trinquettes sont bien protégés par des sacs de plastique noir très épais.







Tous les cordages du mât et de la bome sont emballés et solidement fixés sur cette dernière,



















Pour protéger le plexiglas des hublots de pont, j'ai fabriqué des protections amovibles en PVC blanc, fixées par des boutons-pressions











Même chose pour les hublots latéraux. Remarquez les chariots d'écoutes de génois bien protégés par des sacs plastiques oranges, car ils ont des parties en matière synthétique qui supportent très mal les UV (Marque Lewmar dont je vous parlerai prochainement et qui est une source de soucis permanents)















Protection, également, pour tous les capots de pont, et même pour la porte d'entrée.








Vous remarquerez que tout l'accastillage est recouvert de protections : winchs entièrement démontés et graissés, bloqueurs, taquets-coinceurs, poulies, etc. traités anti-UV et lubrifiés), et aussi tous les écrans des instruments de navigation sous protection PVC avec un petit fil permettant l'écoulement par capillarité de l'eau de pluie en cas de remplissage accidentel des protections (ce serait une catastrophe si les écrans baignaient dans l'eau emprisonnée par les protections).












Je en vous parle pas du démontage des bimini, capote, lazzy-bag, annexe, etc., de la mise en hivernage des moteurs hors bords et inboard, de la purge des circuits d'eau, le traitement des WC marins, le lessivage de toutes les cloisons pour éviter la moisissure, et toutes les vérifications électriques pour que les batteries (parc de 2500 € quand même) restent chargées pendant six mois.
Pour résumer, protéger son bateau, c'est passer trois semaines à travailler.
Au final, l'homme est fatigué, le bateau semble nu vu de l'extérieur, mais à l'intérieur, il ressemble à une véritable caverne d'Ali Baba.


Publié par SABAY DII à 03:32 Aucun commentaire:
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dimanche 22 mars 2015

De retour sur Sabay Dii

J'avais lâchement abandonné Sabay Dii à son propre sort, à l'approche du cyclone Pam. Je l'avais néanmoins préparé pour le pire et l'avais amarré à un solide corps mort à Opua, l'endroit le mieux abrité de toute la côte Est de la Nouvelle-Zélande.
Heureusement, les conditions météorologiques ont été bien moins mauvaises que prévues : un peu moins de 100 km de vent dans les claques alors qu'on annonçait presque le double (100 nœuds) en continu, et des pluies très fortes alors qu'on attendait un véritable déluge.
De mon côté, c'était le grand beau temps dans les îles du Pacifique, où j'étais parti pour revoir mes amis Heimata et Hotu à Tahiti, et Tintin à Tongatapu. J'en ai profité pour faire un petit stop à Rarotonga aux îles Cook, où j'ai eu l'impression de m'être égaré dans un tableau de Botero (je crois n'avoir vu personne de moins de 150 kg pendant mon court séjour).
De retour à Opua, j'ai aperçu mon cher bateau dans la brume
égal à lui même, comme si de rien n'était.
Après l'avoir inspecté sous toutes les coutures, je n'ai eu qu'à me féliciter du choix d'Opua comme mouillage, de mon travail de préparation, de la météo moins terrible que prévue, et des qualités intrinsèques du bateau.
Il devrait prêt parfaitement prêt à passer quelques mois tout seul ici, pendant que je reviendrai en France pour profiter de l'été, quand le mauvais temps sévira ici, dans l'hémisphère sud.
Eh oui, j'enchaîne les étés les uns à la suite des autres, comme on enfile des perles, et cela me va très très bien.


Publié par SABAY DII à 23:15 1 commentaire:
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mardi 17 mars 2015

Départ retardé de la Volvo Ocean Race à Auckland

Le Cyclone PAM fait des siennes !
Le départ de la cinquième étape de la mythique Volvo, entre Auckland et Itajai, vient d’être reporté au mieux à mardi, pour des raisons de sécurité. Ce sont en effet des conditions dantesques qui sont attendues pour dimanche, date initialement prévue pour le départ de la course. On parle de vagues de 22 mètres et de vents entre 50 et 80 nœuds (150 km/h) ! En cause, le cyclone tropical, Pam, qui évolue en ce moment au large de la Nouvelle-Zélande avec des vents enregistrés à 200 km/h. « Notre principal sujet d’inquiétude est l’état de la mer plus que le vent. Les bateaux peuvent supporter des vents très forts mais il y aura des vagues énormes le long de la côte néo-zélandaise et il n’y a rien pour s’abriter » précise Knut Frostad, le CEO de la Volvo Ocean Race sur ActuNautique.com. En effet, quelque soit la trajectoire du cyclone et même s’il passe au large de la Nouvelle-Zélande, il générera une mer démontée susceptible de causer de graves problèmes à la flotte dès l’entame de la course.

Oui, vous avez bien lu. On s'attend à des vagues de 22 mètres au large de la Nouvelle Zélande !!!
Publié par SABAY DII à 01:21 Aucun commentaire:
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dimanche 15 mars 2015

"Quinze ou trente minutes de terreur absolue" au Vanuatu frappé par le cyclone Pam

Dépêche AFP du 14 mars 2015 à 09:49 (photos de l'UNICEF Pacific / AFP)Le cyclone Pam frappe le Vanuatu et sa captitale Port Vila, samedi 14 mars.
Le passage du cyclone Pam sur cet archipel pourrait être l’une des pires catastrophes naturelles du Pacifique Sud, avec des dizaines de morts et d’énormes destructions.
Un très violent cyclone tropical a frappé l’archipel de Vanuatu et, selon des informations encore partielles samedi, pourrait représenter l’une des pires catastrophes naturelles du Pacifique Sud, avec des dizaines de morts et d’énormes destructions. Selon le Daily Telegraph, le décès de six personnes est déjà confirmé. D'autres journalistes parlent de huit morts.
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«Quinze ou trente minutes de terreur absolue», c’est ainsi qu’Alice Clements, une responsable de l’Unicef sur place, a décrit le passage de Pam, un cyclone de catégorie 5 (la plus élevée), sur le Vanuatu, ancienne colonie administrée conjointement par la France et le Royaume-Uni. «Les premières informations indiquent que cette catastrophe naturelle pourrait être l’une des pires dans l’histoire du Pacifique», a écrit dans un communiqué Vivien Maidaborn, directrice exécutive de l’Unicef Nouvelle-Zélande.
«Nous avons pu voir des morts, (il y a) potentiellement un nombre important de morts, mais nous ne savons pas encore» quelle est l’ampleur du bilan, a déclaré Sune Gudnitz, chef du bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans le Pacifique.
L’ONU dispose d’informations non confirmées selon lesquelles 44 personnes auraient péri dans une seule des provinces du Vanuatu, un archipel pauvre de 270 000 habitants qui est l’ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. «Il semble qu’il y ait des destructions très étendues. Il y a des décombres dans les rues et des inondations étendues», selon Sune Gudnitz

DÉSOLATION

L’étendue des destructions était impossible à évaluer samedi, les communications ayant été coupées dans une grande partie du Vanuatu lorsque le cyclone a frappé de plein fouet l’archipel dans la nuit de vendredi à samedi, avec des vents pouvant atteindre jusqu’à 330 km/heure.
This handout photo taken and received on March 14, 2015 by UNICEF Pacific shows storm damage to boats caused by Cyclone Pam, in the Vanuatu capital of Port Vila.  The huge tropical cyclone smashed into Vanuatu in the South Pacific, terrifying residents and leaving "complete devastation" with fears on March 14 that dozens of people may have died.     AFP PHOTO / UNICEF Pacific
---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / UNICEF Pacific" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIG
Contrairement à ce qui était redouté, le cyclone Pam qui est passé samedi à l’est de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie, à 500 km à l’ouest du Vanuatu, n’y a fait ni victimes ni dégâts majeurs. Mais au Vanuatu c’était la désolation. «Ce matin, c’est un spectacle de dévastation totale ici», a déclaré Tom Skirrow, de l’organisation humanitaire Save The Children, depuis la capitale du Vanuatu, Port Vila. «Les maisons sont détruites, les arbres sont au sol, les rues sont bloquées et les gens errent dans les rues à la recherche de secours», a-t-il dit, tandis que l’électricité et les communications étaient coupées samedi dans presque tout le Vanuatu.
This handout photo taken and received on March 14, 2015 by UNICEF Pacific shows residents looking through storm damage caused by Cyclone Pam, in the Vanuatu capital of Port Vila.  The huge tropical cyclone smashed into Vanuatu in the South Pacific, terrifying residents and leaving "complete devastation" with fears on March 14 that dozens of people may have died.     AFP PHOTO / UNICEF Pacific
---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / UNICEF Pacific" - NO MARKETING NO AD
A l'heure où j'écris ce message (dimanche soir à l'heure de NZ), Pam est au plus près d'Opua, où se trouve Sabay Dii. J'ai choisi de le laisser dans l'endroit le mieux protégé de Nouvelle Zélande se débrouiller seul. J'ai pris le soin de le préparer pour le pire et il est inutile et extrêmement dangereux de rester à bord dans des conditions aussi épouvantables qu'un cyclone même faiblissant (vent attendus de 120 km/h)
Wait and see !

Publié par SABAY DII à 12:08 Aucun commentaire:
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jeudi 12 mars 2015

Les bateaux de la Volvo Ocean Race à Auckland

D'abord les bateaux le soir de leur arrivée (photos du site officiel de la VOR)...
Mapfre arrive le premier dans le bassin de Westhaven

Abu Dhabi, le deuxième de l'étape arrive à son tour
suivi de Dongfeng, les trois premiers finissant dans un mouchoir de poche.
Les filles de SCA clôturent la soirée des arrivées à Auckland
Tout le monde (sauf le Team Vestas qui s'est échoué en chemin) est arrivé

Le lendemain de l'arrivée


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Il y eu aussi la proclamation des résultats provisoires mais aussi généraux (Abu Dhabi et Dongfeng premiers ex-aequo devant Mapfre)

Comme vous vous en doutez, je n'étais pas le seul à venir voir ces incroyables bolides des mers de presque 20 mètres de long et de presque 5 m de tirant d'eau. Mais ils ne vont pas rester longtemps à quai. Ils ont été très vite démâtés puis grutés pour être déposés sur d'énormes ber afin d'être bichonnés.


La voilerie









Toutes les équipes techniques sont à fond ...


Les wincheurs s'entraînent à soulever des poids
Et pendant ce temps, les innombrables curieux profitent de toutes les activités et/ou spectacles organisés par le comité de la VOR. Il y en a pour tous les goûts. Ainsi, j'aurai assisté à la projection sur grand écran surround de l'échouage de Team Vestas.
visité la maquette grandeur nature d'un VOR 65
 assisté à des concerts
 piloté sur simulateur un VOR65 
 assisté à des séances d'initiation à la voile pour les enfants des écoles primaires
observé une régate d'Optimist d'excellent niveau tant technique que tactique

et en plus de tout ça, j'aurai eu le privilège de tenir en main
le trophée de la Volvo Ocean Race !
YES !!!
Et les festivités ne sont pas finies, loin de là car à la fin de la semaine a lieu la régate entre tous les concurrents de la Volvo Ocean Race, juste devant Auckland.
A coup sûr, du grand spectacle !
Il faudra être sur le grand pont à côté de Marina Westhaven où se trouvait Sabay Dii il y a un mois.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, une petite video de présentation ...
Publié par SABAY DII à 02:40 Aucun commentaire:
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