Bienvenu sur le site de Sabay Dii

En laotien, Sabay Dii signifie "bonjour", "salut", "ça va"...
Dans la pratique, cette expression est utilisée chaque fois qu'on est heureux de rencontrer quelqu'un.
Pas étonnant que j'ai baptisé mon bateau "Sabay Dii", non ?

jeudi 15 décembre 2011

Rencontre avec Diabolo-Menthe

Première soirée dans le très joli petit port de Huatulco, au sud du Mexique, et première rencontre très conviviale avec l'équipage de Diabolo Menthe, le cata vert (le même ou presque que celui d'Antoine) qui a sillonné tout le Pacifique pendant de très nombreuses années, et dont l'extraordinaire aventure a été relatée dans de nombreuses revues :
Il s'apprêtait à traverser le Tehuantepec vers le sud alors que Sabay Dii venait juste de le faire dans l'autre sens. Soirée très conviviale, invité à partager le repas de Brigitte et Marc et deux de leurs amis, sur leur bateau au parcours prestigieux.
Bonne route Diabolo Menthe

mercredi 14 décembre 2011

Ouf, !!! Le Tehuantepec est derrière Sabay Dii

Enfin arrivés à Huatulco au Mexique ! OUF !!!




Ça a commencé tout tranquillement !
Tout au long du Salvador et du Guatemala, ce furent des petits airs, mais malheureusement avec un courant contraire en permanence




Lorsque le vent  mollissait, nous reculions, et il nous fallait mettre le moteur en route à contre-cœur, pour ne pas perdre ce que nous avions gagné l'heure précédente.





 Puis, au bout de trois jours, on a commencé les choses sérieuses ...


20 à 25 nœuds, mais ce n'était que de la rigolade à côté de ce qui nous attendait.




Ensuite le vent n'a plus cessé de monter pendant 36 heures .

 






Nous avons pris un ris puis deux, puis trois pour  finalement traverser la deuxième partie du Tehuantepec au petit largue sous trinquette seule, en surfant les grosses vagues. Que du bonheur !
Bref du très gros temps ce qui est normal ici, dans ce très grand golfe qui sépare le Guatemala du Mexique.
Cet "Everest" des océans à donc honoré sa réputation terrible. Des molles à 35 nœuds et de jolies pointes frisant les 50 (soit presque 100 km/h) pendant toute une nuit, tout ça au milieu des 200 km de déferlantes. Chaud ! Très chaud !






Au bout de deux jours de ce régime genre machine à laver, le bateau comme l'équipage étaient rincés, au sens propre comme au figuré !




Mais ce n'était pas fini. Il nous restait à tirer des bords contre le courant pendant encore 24 h pour atteindre Huatulco. Ouf !
 
Nous sommes arrivés au port, bien fatigués physiquement et nerveusement, mais très contents d'avoir aussi bien navigué.



Et chapeau à Arnaud, super équipier,
capable de barrer dans du force 8
avec la concentration d'un grand marin et le sourire de quelqu'un bien dans sa tête.

mercredi 7 décembre 2011

En bateau

Mercredi 7 décembre 2011
nous quittons nos amis de Barillas pour remonter vers le Mexique.
Objectif : Huatulco,
en espérant ne pas trop se faire secouer dans le Téhuantepec,
très méchant à cette époque de l'année

mardi 6 décembre 2011

Derniers divertissements avant de traverser le Tehuantepec

Petite sortie à la plage de tous les navigateurs de Barillas
 à savoir
Bisserka et son fils Alan le Terrible du bateau Holiday
Le couple d'Américaines
Rose (général de réserve et première pilote de Boeing femme (à gauche)
et Jenny (infirmière psy pour jeunes assassins (à droite)
 Et enfin l'équipage de Sabay Dii : Didier et Arnaud
Au programme balade à travers la mangrove
pour rejoindre en lancha (barque rapide du Salvador)
  la plage de l'océan
Paysage somptueux avec les volcans en arrière plan,
et une plage immense et déserte...
... car infestée d'insectes plus petits mais plus agressifs que des moustiques
et mer remplie de méduses.
Comme quoi, il ne faut pas se fier aux photos.
On s'est consolé par un bon repas dans le resto sur pilotis de la coopé des pêcheurs


et un bon bain à la piscine de la marina

IndiArnaud Jones dans la mangrove


Pour traverser le Téhuantepec, Sabay Dii sera "drivé" par un équipage inédit composé de Didier (le patron) et d'Arnaud qui pour être à la hauteur de la tâche qui l'attend (notamment supporter le patron) est, en ce moment, en stage commando à ... Barillas. Il doit jouer à Indiana Jones quelques heures par jour, histoire de se mettre en condition. Et oui, sur Sabay Dii, ça rigole pas !!!
Ça commence de bonne heure, le matin, par le kayak

C'est l'un des nombreux exercices qui devraient le préparer à survivre dans la mangrove,
au cas où nous nous échouerions (et oui, il faut tout prévoir).
 Au programme, nager plus vite que le crocodile, en cas de dessalage.
approcher un volatile comestible
et l'attraper pour le repas de midi

lundi 5 décembre 2011

Vous allez tout savoir sur la prochaine étape Barillas > Huatulco

Salut à tous

Sabay Dii va bientôt repartir de Barillas pour une navigation de 500 milles nautiques (un peu moins de 1000 km) dans le Pacifique, entre Barillas (au Salvador, drapeau bleu) et Huatulco (au sud du Mexique, drapeau rouge)
La seule difficulté du parcours est le passage du Golfe de Tehuantepec réputé et craint à juste titre pour son vent de folie (sur l'autoroute, il renverse régulièrement les remorques des gros camions américains qui transitent dans ce secteur) et pour sa mer qui est une des plus dangereuses de la planète mer. Les vagues y font plusieurs mètres dès qu'on s'éloigne un tout petit peu du cordon littoral et sont très courtes et très pentues, donc très violentes.
Et c'est ce temps qui règne en général au mois de décembre (et pendant les 5 mois qui suivent !!!).
Pour vous donner une idée, voici la carte météo au moment où j'écris :
D'habitude, le Tehuantepec, c'est une zone rouge (vent de 45 noeuds de moyenne avec claques à 60 noeuds soit près de 120 km/h). Comme vous pouvez le remarquer, c'est la seule zone ventée de toute la côte ouest, et c'est normal car c'est ici que l'Amérique est la plus étroite.
Mais, pas d'affolement !!! Nous avons bien étudié la question et surtout les prévisions météo. Lorsque le vent est aussi violent, il faut passer très près de la côte (maximum 500 m), et au moteur ce qui a plusieurs avantages :
  • c'est ici que la zone ventée à traverser est la plus étroite ;
  • la mer est moins forte, car le vent qui vient de terre n'a pas eu le temps de lever de grosses vagues ;
  • on peut jeter l'ancre tout près du bord, si l'on en a marre de se faire secouer ;
  • en plus le vent est un peu plus faible qu'au large ;
  • et enfin, si le vent est vraiment mauvais, il y a toujours la possibilité de rebrousser chemin pour aller se mettre à l'abri à Puerto Madero, juste avant le coin qui craint.
Mais ce n'est pas tout ... Nous avons calculé qu'en partant le 7 au matin, nous devrions arriver dans le maudit golfe juste au moment d'une baisse de régime très courte mais très appréciable. Si nos calculs sont bons, voila le temps que nous devrions avoir en arrivant à l'endroit le plus dangereux :
Comme vous pouvez le constater ci-dessus, on peut espérer un petit force 6 en passant très près de la côte ! En tout cas, le bateau et l'équipage sont fin prêts.
Nous vous donnerons des nouvelles via le blog dès que nous arriverons à bon port.

jeudi 1 décembre 2011

Enfin une nuit sur le bateau

Après près de 2500 km de bus, et des journées à crapahuter dans la brousse, enfin une nuit au calme, sur Sabay Dii. Même pas le clapotis de l'eau sur la coque tellement le temps était calme. Quelques gazouillis d'hirondelles vers 7 h. Le calme absolu de la mangrove, à 15 km de toute circulation automobile et à plus de 3 km du moindre hameau.