Bienvenu sur le site de Sabay Dii

En laotien, Sabay Dii signifie "bonjour", "salut", "ça va"...
Dans la pratique, cette expression est utilisée chaque fois qu'on est heureux de rencontrer quelqu'un.
Pas étonnant que j'ai baptisé mon bateau "Sabay Dii", non ?

mercredi 18 janvier 2017

Les îles Gili

Tout près de Lombok se trouvent les îles Gili.
Au nombre de trois : Gili Air, Gili Meno et Gili Trawangan
J'y étais venu avec mon sac à dos en 2010.
A l'époque, Gili Air avait la réputation d'un endroit très tranquille et agréable, Meno était pratiquement inhabitée et inaccessible faute de bateaux, et les junkies venaient à Trawagan pour les rave-party et pour se défoncer.
Je m'étais contenté d'aller à Gili Air où j'avais passé une superbe semaine dans l'une des quatre seules paillotes de la façade occidentale de l'île. La journée commençait par un footing tout autour de l'île (une petite demi-heure en courant tranquillement), et puis baignade à longueur de journée dans une eau très claire et peu profonde, sans jamais voir personne. A l'ombre de quelques palmiers, je pouvais bouquiner peinardement, Pour manger, j'avais la solution de me faire la popote dans ma paillote ou celle d'aller manger de l'autre côté de l'île où il y avait trois guesthouses proposant des menus modestes et très bon marché. Elles offraient aussi des sorties en mer avec ou sans plongée à des prix raisonnables, mais je n'en avais pas profité. Bref, mon séjour avait été fort plaisant et reposant.
Ayant cet agréable souvenir en mémoire, je ne voulais pas rater l'occasion de revenir faire un petit tour, depuis la baie de Lombok toute voisine où était mouillé Sabay Dii.
Quelle surprise !
A plusieurs kilomètres de Gili Air, on entendait déjà le boum boum de la vie trépidante de cette île complètement métamorphosée.
En fin d'après-midi, des dizaines de bateaux qui font la navette entre Gili Air et Lombok reviennent s'amarrer
Eh oui ! En seulement 6 ans, la si paisible Gili Air s'est transformée en un chapelet de restaurants, hôtels, centres de plongée, boutiques de vêtements, boîtes de nuit... C'est bruyant, grouillant de monde. L'île est toujours interdite aux véhicules à moteur, mais l'ancienne petite piste périphérique si tranquille à l'époque est aujourd'hui encombrée de calèches à cheval se suivant les unes les autres en transportant une noria de touristes rejoignant leurs gites ou leur club de plongée. Les bouteilles d'air comprimé circulent dans tous les sens sur le dos des locaux qui jouent les sherpas des moniteurs de plongée étrangers. Bref, Gili Air n'est plus recommandable qu'à ceux qui viendraient chercher en Indonésie, une vie frénétique dans un cadre enchanteur mais bondé et extrêmement confiné. Quant à Gili Trawangan, on dit que la police y a fait le ménage et que l'île est redevenue à peu près fréquentable. Mais rien de folichon. Et Gili Meno, me direz-vous ?
Eh bien c'est la question que je mes suis aussi posée. Du coup, dès le lendemain de mon arrivée à Gili Air, je laissais Sabay Dii au mouillage et partais en annexe à Gili Meno qui est devenue, en plus cossue, l'équivalent de l'ancienne Gili Air.
En arrière plan Gili Air vue depuis Gili Meno
On est ici encore à Gili Meno. Voila à quoi ressemblait Gili Air, il y a dix ans












Autour de Gili Meno l'eau est très claire et riche en corail et poissons. Le seul problème est la multitude de bateaux qui viennent de Gili Air pour déverser leurs cargaisons de baigneurs.






Pas mal quand même. Heureusement qu'il reste Gili Meno et que cet îlot est maintenant protégé par un cahier des charge visant à limiter son développement touristique. Ouf !

dimanche 15 janvier 2017

Lombok

Le 6 septembre, Sabay Dii quittait l'archipel de Komodo pour rejoindre Lombok.
Une longue navigation, d'Est en Ouest, le long de l'île sauvage de Sumbawa.
Comme d'habitude le vent fut très "light" ; quelques nœuds de portant à peine, de quoi faire fonctionner une fois de plus le spinnaker.
Le point de chute se situait sur la côte Nord Ouest, à Medana Bay.
Comme on peut le voir sur l'image Google Earth ci-dessus, pour toucher terre il faut se faufiler entre les récifs de corail (de couleur grise vus depuis le satellite). Ces massifs coralliens qui affleurent la surface de la mer, suivant l'heure de la marée, sont dangereux pour l'approche, mais en contrepartie, ils fournissent une bonne protection, une fois au fond de la baie. C'est la raison pour laquelle un ponton a été construit pour accueillir les voiliers de passage. Avec quelques corps morts en plus, le lieu est devenu une mini marina, au standing très modeste (un restaurant, des sanitaires minimalistes, et la possibilité de se faire ravitailler en bonbonnes d'eau minérale).
La mini-marina vue depuis Sabay Dii, bien attaché à son corps-mort
Photo (avec les deux suivantes) prise du voilier Max
En route pour l'apéro sur Max
La marina se trouve à quelques kilomètres de Tanjung, une petite ville que l'on meut rejoindre en stop ou en charrette à cheval.
Tanjung est une ville toute en longueur, sans aucun charme, mais on y trouve à peu près tout ce qui peut être utile en mer. De la farine pour faire le pain ...
Le marché est prévu pour des Indonésiens, donc je dois me courber pour y pénétrer (photo Françoise, comme les suivantes)
La viande est fraîche ... de bonne heure le matin !
A ma demande, la vendeuse est en train de me décortiquer un jaques, l'un de mes fruits préférés
Comme presque toujours en Asie, on achète la volaille vivante et on vous la "prépare" sur place
Petit cheval utilisé pour faire le taxi en charrette. Faut le bichonner
La principale attraction touristique de l'île de Lombok est son parc de volcans avec le Rinjani et le Barujari.
J'avais l'intention de faire l'ascension du Rinjani, mais faute de temps (au moins trois jours) j'ai laissé ce projet de côté. Bonne idée car quelques jours plus tard, un e explosion rendait la zone dangereuse.

Extrait de presse ...

Eruption du mont Barujari en Indonésie : près de 400 touristes manquent à l'appel (VIDEOS)

Eruption du mont Barujari en Indonésie : près de 400 touristes manquent à l'appel (VIDEOS)
Le mont Barujari en éruption, le 27 septembre 2016. Photo ©Agence Antara Foto/Reuters
Des centaines de touristes ont dû fuir la montagne après que le mont Barujari est entré en éruption. Un millier de randonneurs et de touristes se trouvaient aux alentours du volcan et des centaines de personnes ne sont toujours pas localisées.
Selon un porte-parole des autorités indonésiennes, plus d'un millier de personnes ont été évacuées et près de 400 autres n'ont toujours pas été localisées. Des opérations de sauvetage et de repérage sont toujours en cours.
Après l'éruption du mont Barujari en Indonésie, un volcan qui culmine à 3 700 mètres d'altitude, les randonneurs et les touristes fuient les lieux.
Le volcan a propulsé une impressionnante colonne de fumées et de cendres volcaniques dans le ciel indonésien.
Selon les autorités, la «plupart» des quelque 1 000 touristes qui étaient dans les environs du volcan aurait quitté les lieux en sécurité, mais un bilan et un décompte précis des victimes de l'éruption reste difficile à effectuer. En effet, beaucoup de visiteurs auraient quitté les lieux sans passer par les sorties officielles et n'auraient donc pas été répertoriés.
Environ 120 randonneurs, des étrangers pour la plupart, ont été localisés alors qu'ils redescendaient sains et saufs les flancs du volcan.

Baptême de plongée

Dans un aussi formidable espace marin que celui de l'archipel de Komodo, il eut été dommage de ne pas faire un peu de plongée. Mais Françoise, montagnarde et grimpeuse émérite, n'avait jamais mis le nez sous l'eau. Il fallait donc profiter de son court séjour sur Sabay Dii pour l'initier à la plongée.
Elle eut donc droit à un baptême de plongée.



Mais il y a baptême et baptême !
Et celui auquel elle eut droit fut absolument exceptionnel.
Grâce à Luca, moniteur de plongée italien hors norme.
Généreux, très attentionné, il lui offrit une heure entière sous l'eau.
Une heure tellement réussie qu'elle passa de l'état angoissée à l'état envoûtée.

Pas rassurée du tout au départ
Françoise et le poisson clown
Luca et Françoise, en balade






Luca et Françoise, aussi heureux, l'un que l'autre !!!