Les paumotu (habitants des Tuamotu) disposent de deux ressources naturelles :
- des réserves halieutiques exceptionnelles qui leur permettent non seulement de se nourrir mais aussi de fournir Tahiti en poissons, crustacé et coquillages,
- et la noix de coco, ou plutôt le cocotier qui donne des noix de coco, mais aussi quelques produits dérivés plus ou moins marginaux aujourd'hui. Et c'est grâce essentiellement au coprah (chair séchée de la noix de coco) que les paumotu s'en sortent économiquement, car ce fameux coprah est à la base de nombreux produits cosmétiques et rapportent gros à ceux qui ont la chance d'avoir des cocotiers.
Mais la noix de coco n'est pas qu'une source d'argent. C'est avant tout une base alimentaire incontournable dans tout l'Océan Pacifique, et aux Tuamotu en particulier. Base que nous avons adoptéE sans faire d'effort, loin de là.
Sous les tropiques, à l'époque des alizés, il fait très chaud et le vent souffle en permanence. Pour éviter la déshydratation, il faut boire beaucoup. Pour cela, la noix de coco verte est parfaite car elle est gorgée d'eau légèrement sucrée et pleine de sels minéraux ; bref, on a un liquide idéal pour compenser les efforts physiques. Comme les cocotiers sont partout (bien que leur présence soit due à une introduction de l'espèce au XVIIIe siècle), les cocos fraîches ne manquent pas, et nous ne nous sommes pas privés de leur breuvage sain et délicieux. Il suffisait d'avoir dans le sac une petite hache pour aller décrocher les « outres vertes ».
Huto : c'est l'intérieur d'une noix de coco qui a commencé à germer. Cela ressemble à du polystyrène pour la consistance, et n'a pas spécialement bon goût, mais ajoutée à la farine avant pétrissage, cela donne des pains moelleux et bien gonflés. Un régal qui peut se déguster à mille lieues de la plus proche boulangerie.
Teave en train de donner une leçon de préparation du coprah.
Quand la noix de coco est bien mûre, sa chair dure peut être rappée pour préparer le fameux lait de coco qui aura été utilisé pour la préparation de nos poissons, riz, coquillages, etc.
Ah ! J'allais oublier de vous parler de ce qu'à Mayotte on appelle le « choux coco ». C'est le cœur du cocotier, tout en haut de l'arbre. Coupé en petit dés, c'est excellent en salade, mais son extraction nécessite de sacrifier un arbre. J'ai choisi ici un petit cocotier de 1,5 m de haut, mal fichu et dans une zone non cultivée évidemment. Miam miam, j'en redemande !
















































